A GHOST STORY, de David Lowery

Que devient-on lorsqu’on meurt? C’est la question à laquelle tente de répondre le réalisateur dans cette fable au charme désuet, nous présentant l’histoire d’un fantôme recouvert d’un drap blanc, comme ceux de notre enfance, condamné à être enfermé dans son ancienne demeure. Pas d’angoisse, de sursaut ou de twist extraordinaire dans ce film à l’ambiance flottante. Quasi muet à part une longue tirade sur le devenir des êtres et des choses, A Ghost Story vaut surtout pour son atmosphère envoûtante, notamment créée par l’attention toute particulière accordée aux sons et aux musiques, par le grain, le format et la teinte passée de l’image, et la part belle octroyée aux longs et lents plans séquences. Il en résulte une œuvre étrange qui ne se prend pas trop au sérieux, réflexion minimaliste sur le temps qui s’écoule, la persistance des sentiments et la place de l’homme dans l’univers. C’est le premier film cosmique vintage, et c’est rafraîchissant et très plaisant.

Sortie le 20/12/2017