DIAMANTINO, de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt

Diamantino, footballeur de génie, six ans d’âge mental, voit sa vie complètement chamboulée après avoir raté un but à la finale de la Coupe du Monde, privant son équipe de la victoire. D’aventures abracadabrantes à la découverte de l’amour absolu, les réalisateurs nous entraînent dans la vie trépidante du beau et naïf joueur, parfaitement interprété par Carloto Cotta, cible émouvante de complots multiples qu’il ne soupçonne guère. On ne peut qu’aimer le pur Diamantino, son amour des petits chiens poilus et de son chat Minou, sa candeur face aux pires méchancetés, sa touchante solitude. Sous couvert de comédie, Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt livrent un bijou pop joliment déjanté, qui, à la manière d’une œuvre d’art contemporain, privilégie l’évocation plus qu’un long développement; sont notamment abordés ici l’identité transgenre, l’accueil des réfugiés, la montée de l’extrême droite, le clonage ou le culte de la personnalité dans le foot. On rit et on s’émeut devant cette œuvre hybride, photoshopée et à l’humour clinquant, magnifiant l’universalité de l’amour et les animaux à poils. Un film comme on en voit peu, qui nous emmène au top du fun, au son de musiques cools, sans oublier de nous sensibiliser à des interrogations on ne peut plus contemporaines: une réussite, donc!

Sortie le 28/11/2018